Les Thanatonautes de Bernard Werber – Voyage vers l’au-delà

 

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Éditeur : Le livre de Poche (initialement chez 

Albin Michel)

Date : 2007 (première publication : 1994)

Nombre de pages : 503

Prix : 7.30€

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 L’homme a tout exploré: le monde de l’espace, le monde sous-marin, le monde souterrain ; seul le continent des morts lui est inconnu.

Voilà la prochaine frontière.
Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans complexes, veulent relever ce défi et, utilisant les techniques de la médecine comme celles de l’astronautique, ils partent à la découverte du paradis.

Leur dénomination? Les thanatonautes. Du grec Thanatos (divinité de la mort) et nautès (navigateur).

Leurs guides ? Le livre des morts tibétain, le livre des morts égyptien mais aussi les grandes mythologies et les textes sacrés de pratiquement toutes les religions.

Peu à peu, les thanatonautes dressent la carte géographique de ce monde inconnu.

En Dante moderne, Bernard Werber nous emmène dans un voyage époustouflant.

 

Mon avis :

Je pense qu’il n’est plus vraiment nécessaire de présenter Bernard Werber. Écrivain français de science-fiction, il a débuté sa carrière d’écrivain en publiant « Les Fourmis » en 1991. Ce premier livre lui a valu un succès mondial.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter son site.

J’aime beaucoup Werber, je trouve que c’est vraiment un visionnaire et qu’il a un très bon esprit. De plus, ces écrits sont toujours empreints de philosophie. Nous retrouvons toujours plus ou moins les mêmes opinions, valeurs et messages dans ses livres.
J’ai découvert cet auteur avec Les fourmis que j’ai adoré et j’ai donc continué sur ma lancée avec les deux autres livres de la trilogie que j’ai nettement moins aimé. Mais j’en ai lu d’autres que j’ai également aimé depuis.
Bref, j’ai fini aujourd’hui Les Thanatonautes et cela m’a pris un peu plus d’une semaine ! C’est assez rare qu’un livre de 500 pages me tienne une semaine…
Le problème c’est que au début j’ai vraiment vite accroché car l’histoire m’intriguait beaucoup. Puis, à un moment donné j’ai décroché, car il y a vraiment beaucoup de longueurs et le récit peut parfois être assez lourd. Mais finalement, j’ai bien re-accroché à un peu plus de la moitié du livre.
Donc, cela a été une lecture plutôt mitigée.

Comme dans la plupart de ses romans, Bernard Werber a utilisé une construction alternant histoire et informations. Ainsi, nous suivons le personnage principal, Michael Pinson, qui nous parle à la première personne et à chaque fin de chapitre (qui sont très courts) nous avons par exemple des passages d’un manuel d’histoire fictif, des fiches de police…mais aussi et surtout des extraits de la thèse La Mort cette inconnue, écrit par Francis Razorbak, le père de Raoul. Cela peut être de la philosophie bouddhiste, de la mythologie amazonienne comme de l’enseignement yogi.

 

47 – PHILOSOPHIE CHINOISE

« Veux-tu apprendre à bien vivre ? Apprends d’abord à mourir. »

Confucius

Extrait de la thèse La Mort cette inconnue, par Francis Razorbak.

 

Cela complète bien l’histoire et nous permet par exemple de voir comment les différents peuples et cultures voient la mort.

L’histoire est tournée de manière très originale et Werber nous livre sa vision de ce qu’il y a après la mort. Qui n’a pas déjà rêvé de savoir ce qu’il y a après ? Est-ce vraiment le néant comme certains le disent ? Aperçoit-on une lumière au bout du tunnel ? Un paradis ? Un enfer ? Les personnages vont répondre à ses interrogations mais cela ne va pas être facile tous les jours. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur a traité le sujet, et les descriptions très précises qu’il nous livre de l’au-delà. Mais parfois, comme je l’ai dit plus haut, ça ramait vraiment trop et c’était assez pesant pour ma part.

Je ne veux pas dévoiler trop de détails sur ce que les personnages vont trouver là-haut car c’est mieux que vous le découvrez par vous-même mais je peux vous assurer que ce n’est pas une simple lumière ni un gros trou noir ;).

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Nous rencontrons pas mal de personnages divers et variés au fil de l’histoire. Chacun a sa petite histoire et apporte son plus au roman. J’ai beaucoup aimé la relation entre Michael et Raoul, qui, depuis qu’ils sont enfants se répètent « Toi et moi, ensemble contre les imbéciles ! » et je les ai trouvé tous les deux très attachants même si parfois j’avais envie de secouer Michael et sa passivité et de calmer l’impulsivité de Raoul. Leur équipe est composée d’autres personnes qui s’ajoutent ou s’en vont au fur et à mesure et des relations ou des tensions se créent tout le long. Mais l’histoire est centrée tout particulièrement sur Michael Pinson car c’est lui qui nous parle et lui que l’on suit de ses 4 ans jusqu’à la fin du livre.

En bref, j’ai réellement apprécié ma lecture et la vision de l’auteur m’a plu même si à un moment donné j’ai trouvé des passages trop longs et trop lourds qui m’ont ralenti.

 

CITATIONS :

« Qu’est-ce qui nous a poussé dans cette folie ? Je ne sais pas. Peut-être quelque chose de tout bête qu’on nomme la curiosité. Cette même curiosité qui nous donne envie de nous pencher au dessus des ravins pour nous apercevoir combien notre chute serait affreuse si on faisait un pas de plus. Peut-être aussi le besoin d’aventure dans un monde de plus en plus désœuvré et dépassionné. Certains disent : « C’était inscrit, cela devait se passer ainsi. » Moi, je ne crois pas aux destins préécrits. Je crois que les hommes font des choix et qu’ils les assument. Ce sont les choix qui dessinent les destins et ce sont ces choix des hommes qui dessinent peut-être l’univers. »

« A la télévision, tout était plus simple que dans la vie. On comprenait tout de suite que la mort était triste parce que les images étaient accompagnées d’une musique funèbre. La télévision, même les enfants et les débiles pouvaient comprendre. »

« Le secret de la liberté, c’est la librairie, aimait-il dire. »

 

Il y a eu une adaptation du roman en BD par Bernard Werber, Eric Corbeyran, Pierre Taranzo et Ruby, et je suis très intriguée de voir ce que cela peut donner en images.

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Et vous, avez-vous déjà lu Les Thanatonautes (le roman ou la BD) ou avez-vous envie de le lire ?

Et n’oubliez pas, « tout droit, toujours tout droit vers l’inconnu ! » !


Votre dévouée Livranthrope.

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