La Quête d’Ewilan, tome 3 : L’île du destin de Pierre Bottero – Où la quête s’achève…

 

 

Éditeur : Rageot

Date20 mai 2015 (1ere publication en 2003)

Nombre de pages352

Prix12.50€

 

 

 

 

QUATRIÈME DE COUVERTURE :

« Il s’agissait d’un loup assez jeune, au torse puissant et aux crocs impressionnants. Assis sur ses pattes arrière, il les observait avec curiosité, sans une once de crainte. Camille marcha dans sa direction. Il ne lui prêta pas une attention particulière, mais, quand elle ne fut plus qu’à deux mètres de lui, il montra les dents et se mit à grogner. Elle s’immobilisa. Recule, lui ordonna Edwin à mi-voix. Sans tenir compte de ses paroles, Camille s’accroupit lentement, regardant le loup dans les yeux. »

MON AVIS :

Quelle joie de me replonger dans ce troisième et dernier tome de La Quête d’Ewilan ! J’avais adoré les deux premiers tomes et j’avais hâte de découvrir la suite des aventures de Camille, Salim et les autres ! Je dois dire que je n’ai pas été déçue

Je crois bien que ce tome surpasse les autres qui étaient déjà superbes.

Au début, comme dans le deuxième tome, Pierre Bottero nous remémore les événements précédents avec le cours de Doum Fil’ Batis : « Introduction aux secrets de Gwendalavir et histoire de sa libération » qui enseigne à ses élèves l’histoire d’Ewilan, sa quête et le rôle important qu’elle a joué en Gwendalavir. Je trouve que c’est bien car on oublie souvent quelques trucs lorsque l’on lit un tome quelques temps après le précédent. Cela nous permet donc de nous rafraîchir la mémoire.

L’histoire démarre ensuite avec Camille, ou Ewilan si vous préférez, en route avec ses compagnons vers les Marches du Nord, le pays des Frontaliers. Seul manque à l’appel Artis Valpierre et Chiam Vite qui leurs ont fait leurs adieux mais aussi Ellana et Salim. En effet, Ellana, la marchombre et Salim sont partis pour 3 années où Ellana va l’entraîner à devenir un marchombre. Cependant, ils ne pouvaient pas nous quitter comme cela et il paraissait évident qu’ils n’allaient pas tarder à revenir !

Ensuite, tout s’enchaîne à la perfection, le suspens est à son comble, les actions se déroulent à toute allure et on ne peut pas reprendre son souffle. Pour ainsi dire, lorsque je suis vraiment rentrée dans l’histoire, je n’ai plus réussi à lâcher mon livre de la journée jusqu’à la mention « à suivre… ».

Pierre Bottero a une plume magnifique et poétique qui nous transporte dans l’univers magique qu’il a crée, qui nous fait ressentir milles émotions et sensations à la fois. De l’amour, de l’amitié, de la tristesse, de l’humour, de la haine…

Les personnages sont toujours aussi attachants, soudés comme une équipe que rien ne peut séparer. Bjorn et Maniel, les compagnons de nourriture, Maître Duom, l’analyste hors pair, Ellana la marchombre qui se montre parfois sauvage mais va dévoiler peu à peu ses sentiments, Edwin le maître d’armes un peu froid par moments mais aussi très tendre. Des liens se solidifient et d’autres se créent, pour notre plus grand bonheur.

Salim est sans conteste mon personnage préféré (avec Ellana et Bjorn) et j’ai vraiment apprécié son affirmation dans ce tome. Son personnage devient de plus en plus complexe et quelque peu étrange quant à sa « transformation » (je ne dis rien, si vous ne l’avez pas lu, mais si vous l’avez lu, vous voyez de quoi je parle :3). Il reste fidèle à son humour et à sa gaieté même s’il se remet de plus en plus en question, se demandant où est réellement sa place, même s’il sait que ce n’est pas auprès de sa famille adoptive qui ne nourrit pas de réelle affection pour lui.

Camille, héroïne courageuse, forte et intrépide, est prête à braver tous les dangers et obstacles qui barrent son chemin afin de mener à bien sa quête : retrouver ses parents. Dans ce tome, nous en apprenons beaucoup plus sur son passé, sur ses parents, comment elle a atterri dans une famille qui ne l’a jamais vraiment aimé ni accepté… C’était très intéressant d’en apprendre plus sur son passé, ce qui permet pour elle de mieux s’affirmer.

La relation entre Camille et Salim s’amplifie au fil des pages et je l’ai trouvé de plus en plus touchante. La façon qu’a Salim de parler d’elle est émouvante et on se rend compte qu’elle compte vraiment beaucoup pour lui, qu’elle a la place la plus importante dans sa vie et qu’il se sacrifierait pour elle. Du côté de Camille, c’est plus visible dans ses actes, elle ne l’abandonnerait pour rien au monde, quitte à se séparer des autres s’il le faut. J’ai trouvé leur relation vraiment très belle et pas « gnan gnan » comme dans certaines histoires.

Dans cette histoire, les personnages féminins sont forts, indépendants, et le revendiquent ! Elles se débrouillent seules, savent combattre, sont courageuses, autoritaires et n’ont pas besoin des hommes pour les protéger ou les surveiller et ne manquent pas de le faire savoir ! C’est agréable de voir qu’aux yeux d’un homme, ce n’est pas nécessairement les hommes qui doivent secourir les femmes et se battre mais que les rôles peuvent aussi s’inverser ou que, encore mieux, les hommes et les femmes peuvent allier leurs forces pour braver vents et marées ensemble.

Lorsque l’on sent la fin arriver, on aimerait ralentir la lecture mais d’un autre côté on brûle de savoir comment cela va se terminer alors on continue et j’ai beaucoup aimé la fin, elle peut paraître un peu « facile » mais je l’ai trouvé réussie et émouvante.

Je n’avais pas envie de les quitter mais la fin est annonciatrice d’une autre trilogie, Les Mondes d’Ewilan, qui promet d’être tout aussi passionnante. J’ai hâte de poursuivre l’aventure !

 

CITATIONS :

« L’Imagination est une dimension, un univers, mais personne ne l’habite. Seuls les dessinateurs, en arpentant les Spires, y font de courtes incursions. C’est ce qui est communément admis, mais est-ce bien la vérité ? Ne sommes-nous pas des aveugles qui, en touchant une porte, croient heurter un mur ?

Duom Nil’ Erg, Journal personnel »


« Paradoxe très humain de l’Art du Dessin, la création de quelque chose de durable s’avère extrêmement difficile, alors que la destruction est à la portée du premier débutant venu…

Elis Mil’ Truif, maître dessinateur à l’Académie d’Al-Jeit »


« Non, ce qui est injuste c’est que je ne puisse pas te sortir toutes les phrases bien acides que j’avais préparées. Je pars parce que tu m’as oublié, je boude, je rumine ma rancœur et, quand tu arrives, je n’ai plus rien à dire. Tu es là et je suis heureux. C’est tout et c’est injuste. »

 

J’ai vu qu’il y avait eu une adaptation en BD, et je suis très curieuse de voir ce que cela peut donner !

la quete d'ewilan bd.png

 

Et vous ? Avez-vous déjà lu cette série ? Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de la lire ? 

 


Votre dévouée Livranthrope.

Publicités

2 réflexions sur “La Quête d’Ewilan, tome 3 : L’île du destin de Pierre Bottero – Où la quête s’achève…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s